Le vivant : la reconquête des coquelicots
Audrey Mainsant, Carolie Marot, Marion Ournac, Mathilde Roux, Gladys Theilor

Gladys Theilor, Noisy-le-Grand

Gladys Theilor, Noisy-le-Grand

Coralie Marot, Hôpital de Lagny-sur-Marne

Coralie Marot, Hôpital de Lagny-sur-Marne

Marion Ournac, Ferme de Pomponne

Marion Ournac, Ferme de Pomponne

Audrey Mainsant, Site de Quincangrogne

Audrey Mainsant, Site de Quincangrogne

Mathilde Roux, Coupvray

Mathilde Roux, Coupvray

Le vivant : la reconquête des coquelicots
Audrey Mainsant, Carolie Marot, Marion Ournac, Mathilde Roux, Gladys Theilor

La ville nouvelle de Marne-la-vallée résulte d’une histoire complexe, et de projets d’aménagement récents très volontaristes. Pour analyser ce territoire, nous avons décidé de décaler notre regard sur notre relation au vivant en tant qu’humain, mais également en tant qu’architecte-penseur et architecte-constructeur. Nous avons ainsi observé des corridors, habitats, milieux divers, aujourd’hui perçus comme des délaissés par les aménageurs, et avons distingué différentes continuités liées aux infrastructures existantes, à l’hydrographie et à la végétation. Le nombre d’espèces dans les délaissés démontre la capacité de ces lieux à faire habitat. En marge des grands projets, ces derniers doivent être regardés pour leur capacité à accueillir le vivant. Notre postulat est donc le suivant : en tant qu’architectes, nous devons prendre en compte le rôle des autres vivants dans la fabrication de nos milieux, et concevoir ainsi des pratiques différentes, en prise avec les territoires.

Partant des écrits du philosophe Baptiste Morizot, qui considère que nous faisons face à une crise de nos relations au vivant, nous affirmons que nous devons apprendre à réhabiter, collectivement. Reprenant cette théorie des égards ajustés, nous avons mis en place un gradient d’égards, structurant une stratégie territoriale permettant de penser le maillage et le réseau de l’infrastructure du vivant, et de nous projeter dans cinq situations bien distinctes. En cinq points du territoire de Marne-la-Vallée nous mettons en place différentes stratégies d’égards, liées aux micro-localités, aux pré-existences, vivantes et architecturales des sites choisis : utiliser les dents creuses d’un tissu pavillonnaire pour repenser notre lien avec le vivant comme ressource nourricière à Noisy-le-Grand (Gladys Theilor), penser l’habitat et le soin inter-espèces entre vivant animal et humain dans un ancien hôpital à Lagny-sur-Marne (Coralie Marot), retrouver du lien entre humain et animal dans une relation entre élevage et lieu culturel à Pomponne, dans un objet patrimonial (Marion Ournac), proposer des formes de vie locales et d’activités de loisirs et de tourisme aux abords d’un cours d’eau et de sa ripisylve à Montevrain (Audrey Mainsant), et enfin amplifier l’écosystème particulier d’un milieu humide pour pouvoir le protéger et l’habiter autrement à Coupvray (Mathilde Roux).

Plutôt que d’aménager, nous proposons de ménager ces lieux de la ville nouvelle. Ces projets manifestes promeuvent une réponse vertueuse aux logiques de surexploitations de la nature et de ses ressources, auxquelles participent usuellement l’aménagement et l’urbanisme. Ils se présentent comme des potentialités vers une réparation de la ville nouvelle de demain.

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