École d’architecture
de la ville & des territoires
Paris-Est

Travaux

mardi 10 mars 2020
à 14:00
Leçon du mardi
Amphithéâtre

“Everything we do is music”
― John Cage, XXX

“Alles ist Architektur”
― Hans Hollein, 1967

La description des villes et paysages qui constituent notre environnement a vu ces dernières décennies de nombreux registres explorés pour pouvoir rendre compte de leur grande diversité. Toutes les littératures et iconographies ont été convoquées, afin d’en écrire les multiples facettes. Il y a eu entre autres la Strada Novissima à la Biennale de Venise en 1980 (soulignant l’intérêt pour un retour à la ville européenne dont se réclamaient, notamment, Léon Krier et Maurice Culot), précédée de peu par les villes continues et infrastructures planétaires imaginées par les groupes radicaux italiens, anglais et autrichiens (il n’y a jamais qu’une petite décennie qui les sépare). Peu de temps avant, la proposition développée par Colin Rowe dans son ouvrage Collage City, prônait l’idée d’une coexistence exemplaire entre les modèles classiques de composition urbaines organisées par les espaces ouverts de la ville (les places, les squares et les boulevards, bref tout ce qui constitue « le vide » des agglomérations) et les visions modernistes d’un environnement défini par ses propres objets architecturaux (les espaces alentours résultant des opérations par « le plein »). Il y a par ailleurs eu l’existence de réflexions sur un urbanisme presqu’exclusivement lié à la voiture : potentiel de développement d’un art de faire la ville par le détournement des codes liés à la culture Pop émergeant – Robert Venturi, Denise Scott Brown et Steve Izenour avec leur ouvrage Learning from Las Vegas. Plus récemment, c’est de participation citoyenne qu’il a été question avant toute autre chose, de même qu’en parallèle apparaissait l’idée d’une réflexion responsable sur le devenir de la planète, au vu des dommages sans précédents causés à l’environnement naturel : la question de l’Anthropocène. Comment dès lors continuer à penser la question de l’environnement bâti dans sa globalité tant il semble constitué d’une foison de réalités, toutes également porteuses d’un projet dont la pertinence est souvent enthousiasmante ? Comment décrire la réalité d’un seul monde à la lecture de ses multiples existences ?

Cédric Libert est architecte et enseignant . Il vit entre Bruxelles et Paris. Diplômé de l’Architectural Association de Londres, il a dirigé l’agence Anorak (2005-10) avant de mener aujourd’hui une pratique expérimentale et indépendante de l’architecture par l’enseignement, l’écriture et le commissariat d’exposition principalement. Il a contribué à “Monditalia” lors de la 14ème Biennale d’Architecture de Venise, avec un projet de recherche intitulé 152 Mediterranea, développé en collaboration avec l’AUC et Thomas Raynaud. En décembre 2013, il a organisé Detour à Hong Kong – cinq constructions temporaires installées au coeur de l’espace public, réalisées avec Benjamin Lafore, Sébastien Martinez Barat, Thomas Raynaud, Nicolas Simon et Max Turnheim. Pour l’exposition “Auguste Perret : Huit Chefs d'oeuvre !/?” sous la commissariat de Joseph Abram et Rem Koolhaas OMA/AMO, il a coordonné un atelier à l’ENSA-Versailles et présenté À toutes fins utiles – un projet de relecture critique de l’oeuvre et de l’héritage conceptuel d’Auguste Perret.
Critique régulier à l’Architectural Association de Londres, l’UFRJ Rio de Janeiro, l’ENSA Marseille, au RWTH Aachen, l’EPFL Lausanne ou à l’Academie van Bouwkunst Maastricht, Cédric Libert a également enseigné à l’ISA St-Luc à Liège, l’ISACF La Cambre à Bruxelles, l’Ecole d’Architecture de l’Université Laval à Québec comme professeur invité et à l’Ecole Spéciale d’Architecture de Paris comme professeur associé. Il enseigne actuellement à l’ENSA-Versailles. Il est aussi co-fondateur du Thought Council de la Fondazione Prada à Milan, avec Shumon Basar et Nicholas Cullinan. En janvier 2017, il a été nommé Directeur du département “Enjeux de la Ville Contemporaine” de la Fondation CIVA à Bruxelles.

Entrée libre sous réserve des places disponibles.

Crédits photo : © Ettore Sottsass e/and Barbara Radice. Courtesy Archivio Ettore Sottsass.

<p>Ettore Sottsass, circa 1970<br />
© Ettore Sottsass e/and Barbara Radice. Courtesy Archivio Ettore Sottsass.</p>

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