troisieme-annee-projet-de-fin-de-licence-groupe-biro

Complexe sportif, marché et programme libre
Village olympique - JO 2024 - Saint-Denis

Professeur(s)

Vincent Barazzutti
Imbrication

Maria Bouchafaa
Centre Stratifié

Estelle Frey
Triple culture

Mathilde Faure
Marché

Louise Hamon
Quinconce

Shannon Honvo
Duo de nefs

Maxime Luis
Pisé Plié

Virginie Padua
Le bon temps

Tess Piccinini
Ligne de mire

Eva Ravier
Traversées

Tania Sediame
Coopération en acier

Margot Sustar
Traversée

Doriana Teixeira
De la bambouserais à la Seine

Margaux Trouillet
Culture croisée

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"Form follows function": cette affirmation de Louis Sullivan au début du XXème siècle est largement mise à mal par la nécessité du XXIème siècle pour d'évidentes raisons d'économie de moyens et de frugalité d'envisager une enveloppe stable et un contenu flexible. Mies Van Der Rohe dès 1952 (in Architectural Forum) déclarait déjà qu'il est nécessaire de totalement revoir cette pratique issue du fonctionnalisme" Nous inversons,en faisant une forme pratique et satisfaisante que nous remplissons ensuite de fonctions. Aujourd'hui c'est la seule façon de construire puisque les fonctions de la plupart des bâtiments sont continuellement changeantes, mais économiquement, les bâtiments ne peuvent pas changer" .

Avec l'âge de l'anthropocène arrive une nouvelle injonction, celle d'utiliser des matériaux géo et bio sourcés. L'esthétique induite par ces formes souvent archaïques de mise en œuvre revues à l'aulne du XXIème siècle, font inévitablement référence à l'architecture vernaculaire, dans laquelle ce sont les matériaux qui guident la main des constructeurs (Richard Sennett, ce que sait la main, la culture de l'artisanat) : le bois que l'on assemble, la pierre que l'on superpose, la terre que l'on compresse en l'additionnant...La question d'une transposition d'une architecture traditionnelle souvent régionaliste dans un vocabulaire contemporain s'adosse à celle du passage du lisse au rugueux, de la mise en valeur de l'artisanat et des savoirs faire locaux, de la recherche des ressources de proximité en portant une attention particulière aux cycles courts, bref d'une architecture qui fait sens en harmonie avec son milieu. Nous explorerons donc pendant ce semestre l'hypothèse d'un bâtiment qui met en place cette distanciation entre une enveloppe stable, construite en matériaux bio et géo sourcés et un programme flexible, un bâtiment capable de s'adapter à de nouvelles fonctions et de rendre possibles des usages imprévisibles à l'origine, ainsi que permettre aux utilisateurs "au fil du temps" d'adapter l'espace selon leurs besoins .

Pour tenter de comprendre les relations entre concept et forme, matérialité et construction, et surtout quels sont les préalables qui peuvent guider des projets explorant la matérialité comme l'une des données constituantes de leur forme et de leur esthétique, nous étudierons en démarrage de semestre afin de comprendre les préséances entre conception et fabrication un corpus de projets signifiants car très radicaux dans l'expression de leur matérialité, en prenant des exemples "sans frontières"et "sous toutes les lattitudes" (Peter Zumthor ,Sou Foujimoto, Martin Rauch, Anna Heringer, Francis Kéré, Gilles Perraudin, Wang Shu ).

Le site: aménagé à proximité immédiate de Paris , sur les bords de Seine, sur les communes de Saint Denis, Saint Ouen et L'Ile Saint Denis, le futur village olympique de Pleyel / Bords de Seine s'étendra sur une superficie totale de 50 ha. Il ne s'agit pas de la création d'un quartier ex nihilo mais de la transformation d' un morceau de ville en première couronne ayant déjà subi de nombreuses mutations. L'ensemble du futur quartier consacré aux logements des athlètes et aux activités sportives, constituera après les deux fois quinze jours consacrés aux jeux olympiques et paralympiques un héritage urbain d'un quartier totalement renouvelé et principalement ouvert vers la Seine. Les trois grands équipements de référence, les "landmarks" du site :la tour Pleyel transformée en complexe hôtelier haut de gamme, la cité du cinéma (installée dans une ancienne centrale électrique), carrefour de l'industrie cinématographique Européenne et la futur gare du Grand Paris Express , prolongation de la ligne 14 jusqu'à Pleyel Saint Denis permettront un repérage et à terme une "triangulation" du site .

Par leur fonction, leur fonctionnement ou leur emplacement, les bâtiments flexibles visent à réagir à des changements de situations. C'est une architecture qui s'adapte, se transforme plutôt qu'elle ne se limite, elle est motrice plutôt que statique, interagit avec ses utilisateurs plutôt que de les restreindre à une utilisation prédéfinie. Cette question de la flexibilité invite nécessairement à considérer la question constructive comme un préalable indispensable à la définition spatiale du bâtiment: faut il envisager une hyper détermination technique, chaque lieu imposant sa propre logique, ou bien au contraire une indifférenciation constructive, un lieu unique devenant flexible par un système constructif adapté? On peut également considérer des éléments mobiles, des structures déployables ou démontables, la problématique spatiale pouvant devenir dans ce cas un enjeu de croissance ou de décroissance future du bâtiment en fonction des activités.

Assistants
Iris Algrain
Alia Bengana
Émilien Pont

Enseignant(s)
Étudiants Vincent Barazzutti , Maria Bouchafaa , Mathilde Faure, Estelle Frey, Louise Hamon, Shannon Honvo, Maxime Luis, Virginie Padua, Tess Piccinini, Eva Ravier, Tania Sediame, Margot Sustar, Doriana Teixeira, Margaux Trouillet.
Formation
Licence, 2020 (s6)