École d’architecture
de la ville & des territoires
Paris-Est

Conférence de Jean-Marc Weill à l'Université de Montréal

L’imperfection ou l’inévitable métamorphose de la fabrication de l’architecture, de ses acteurs et de son enseignement

À un moment d’hypernormalisation et d’hyperrégularisation, c’est le singulier, le local du projet qui émerge. De cette hypothèse naît une nouvelle pratique méthodologique : l’hybridation des connaissances et des métiers. Dans ce dispositif, la transversalité des formations, au minimum des cultures partagées, est nécessaire aujourd’hui pour l’ensemble des métiers de la construction.
L’hybridation dépasse la simple adaptation ponctuelle. On constate qu’elle fonctionne sur le principe de la transformation, voire de la genèse de nouveaux systèmes constructifs. Elle émerge de l’interaction entre différents systèmes, différents contextes, différents marchés de travail et structures de compétences. Dans ce sens, les connaissances ne peuvent pas être transférées sans être remodelées. L’hybridation devient alors inévitable.
Elle apparaît aussi comme innovation à partir du moment où elle se fonde sur des activités de « bricolages » successifs entre le modèle initial et celui finalement réalisé. L’ensemble des acteurs de l’acte de construire est dans l’obligation de proposer un modèle hybride final.
Malgré l’importance de ces « bricolages successifs », il s’agit bien là d’un processus complexe dont les articulations engagent l’ensemble des acteurs de l’acte de construire. Son efficience dépend fortement du degré d’implication de l’ensemble des intervenants, à commencer par le donneur d’ordre lui-même.

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