École d’architecture
de la ville & des territoires
Paris-Est

Architecture as Choreography

Du lundi 25 avril 2022
au vendredi 29 avril 2022
Intensif
International
à l'École d'architecture de la ville & des territoires

La winter school initialement prévue du 31 janvier au 4 février 2022 est reportée au mois d'avril pour des raisons sanitaires. Les modalités et frais d'inscription pour les étudiants hors École seront mises en ligne prochainement.

Commissariat : Ahmed Belkhodja, fala atelier, enseignant invité

Dans le but d’expérimenter de nouvelles pédagogies, l’École organise depuis 2016 un intensif inter-années. Ce court exercice d’une semaine donne l’occasion à des élèves de 2e , 3e et 4e années de travailler ensemble sur des réflexions transversales à la ville, au territoire et à l’architecture.

Pour cette nouvelle édition, placée sous le commissariat d’Ahmed Belkhodja, fala atelier, l’intensif inter-années évolue et s’ouvre à l’international.

Architecture as Choreography
La thématique choisie par le commissaire affirme la volonté de célébrer le retour de la fête dans notre espace collectif, et prend comme point de départ une analogie ouverte. Si le bâtiment, la ville, le territoire, et la vie qui les habite sont des objets en transformation concertée, autant dire qu’ils dansent. Leur étude peut donc être qualifiée de chorégraphie.

Deux axes interdépendants alimentent cette étude :
a) Être chorégraphe, c’est s’intéresser à une sorte de mouvement pluriel (« choral «). Chaque environnement construit permet certains mouvements, et en exclut d’autres. Mais un environnement construit est aussi fait de mouvements multiples et compréhensibles.
b) Être chorégraphe, c’est s’intéresser à une forme de dessin ou d’écriture (« graphie «). Chaque forme observée, calculée, ou envisagée demande à être représentée, ou simplement présentée. Chaque ligne tracée, même par les clics d’une souris, est un geste qui se cherche.
La semaine sera l’occasion d’observer des choses nouvelles ou négligées, et d’aiguiser de nouveaux outils pour appréhender le familier. Le pivot des portes cohabitera avec la déambulation des chats, de leurs maîtres, du marteau-piqueur, de la trajectoire du crayon, de celle du jet d’encre, de celle du cutter... La semaine se terminera par une grande célebration pour laquelle une piste de danse aura été conçue collectivement.
Au terme d’un appel à projets qui a attiré 90 candidats, parmi lesquels des groupements d’architectes, de graphistes, de chorégraphes ou bien encore de directeurs artistiques et de réalisateurs, Ahmed Belkhodja a sélectionné à 11 projets d’ateliers en lien avec la thématique 2022.
Par ailleurs, historiquement réservé aux étudiants de l’École d’architecture de la ville & des territoires Paris-Est, le workshop devient une winterschool ouverte à tous les étudiants en architecture

Onze sujets

1:1:1

Encadré par Ahmed Belkhodja, Valeria Samovich, Leonid Slonimskiy, Radim Louda, Maxime Delvaux, Diana Ibáñez López

Le sommet de l’auditorium est l’espace ouvert que nous allons occuper. Il est à la fois unique et indéfini, une pente flottant dans l’air. Les participants sont répartis dans des studios qui se font face. Ce qui est présenté par le studio X le premier jour, devient la base de ce que le studio Y présente le deuxième jour, etc. Une variété d’objets est étudiée, une variété de médiums est abordée. Chaque jour est un mouvement qui s’inspire de ce qui s’est passé le jour précédent. La plate-forme en pente est une scène en constante évolution, vivante et collective.


10m2 dansant(s)

Encadré par Antoine Barjon, Ikram Benchrif et Paul Girard

10m2 dansant(s) est une expérience sensible de l’espace qui tente d’envisager l’architecture en dehors des savoirs qui la définissent. Il s’agit d’inhiber, de suspendre momentanément les habitudes et outils usuels des participants pour habiter divers espaces de l’école autrement : une nouvelle mesure du lieu par le biais de pratiques du mouvement, de "danses piégées". Quel objet peut-il émerger de cet état d’attention, de "non-savoir" : un objet dansant ? Un objet qui fasse danser ? Ou simplement une danse du lieu ?


Bodybuilding

Encadré par Bryana Fritz et Emmanuelle Raoul-Duval

Le bodybuilding est composé des mots corps et construction. Il souligne que le corps est un matériau que nous pouvons modeler, que nous pouvons concevoir et construire. L’atelier bodybuilding a pour objectifs de proposer des pratiques collectives, d’interroger les relations entre chorégraphie et architecture et de complexifier la notion d’échelle. L’enjeu est de penser un évènement d’architecture, en utilisant le corps comme matériau principal pour produire une maquette vivante et une publication qui pourra rassembler et partager nos références.


Chorégraphie du quotidien

Encadré par Tristan Chadney et Laurent Esmilaire

Se faire chorégraphe c’est ressentir l’environnement par le mouvement, c’est spatialiser les possibilités et contraintes latentes de cet environnement. La compréhension du mouvement devient la compréhension de l’espace. L’existence de l’espace chorégraphique, comme une réalité intensifiée, une autre réalité contenue dans la réalité même, repose sur la dualité entre un objet et son environnement. C’est à cette relation que nous proposons de nous intéresser.


Copy Cut Paste, de « l’anti-modèle » à la « néo-référence » dans un décor périurbain

Encadré par Martin Migeon et Natalia Petkova

Copy Cut Paste interroge l’usage des références en architecture. Des éléments génériques environnant l’école, habituellement peu regardés ou jugés standards, seront les objets d’étude. Incarnés en maquettes à grande échelle et transformés par les gestes successifs de copier-couper-coller, les étudiants exploreront leur potentiel expressif, suggérant ainsi un nouvel imaginaire périurbain peuplé de « néo-références ».


Footnotes

Protocole 1 : Points / Architecture
encadré par Giovanna Silva, Giovanni Piovene

Protocole 1 est un projet déjà développé à Milan en 2021, qui propose de créer des boucles de course d’environ 12 km reliant les bâtiments les plus remarquables de l’agglomération parisienne, en suivant une carte composée de différentes sources. Mais si ce protocole porte principalement sur des points d’exception, c’est plutôt ce qui se situe entre ces points qui se révèle être le plus intéressant : des blocs d’habitation génériques, des hangars de production, des routes infranchissables, des passages souterrains, des traces de villages jadis absorbés.

Protocole 2 : Géometrie
Encadré par Pauline Soulenq et Laurent Koetz
Dans Protocole 2, l’exploration chorégraphique est abordée à partir de figures géométriques. Elle se réfère aux traités et aux manuels de danse qui, surtout à l’époque baroque, ont envisagé le déplacement sur scène des danseuses et des danseurs à partir de figures géométriques. Il s’agira de questionner ce rapport entre géométrie, figure spatiale et mouvement des corps. Toutefois au lieu de la scène théâtrale, ces mouvements seront testés à l’échelle du territoire suburbain sur des parcours de plusieurs kilomètres.


L’Atelier Sténopé

Encadré par miogui architecture composé de Sabine Fremiot et Léo Berastegui

Comment retranscrire un mouvement donné par l’image photographique qui, par définition, est figée ? L’atelier Sténopé propose aux étudiants de s’ouvrir à la pratique de la photographie à travers le sténopé, ancêtre de l’appareil photographique que tout le monde connait aujourd’hui. Pour ce faire, les étudiants devront avant tout comprendre et créer par eux même un sténopé avec le matériel fourni. Ensuite, ils développeront leurs propres clichés avec ce nouvel objet constitué, questionnant ainsi le mouvement autour du thème général de la chorégraphie.


La danse et l’espace : les lieux de la fête

Encadré par Gauthier Burette, Margot Leroux, Francesca Tedesco

Il existe plusieurs types de danses : la danse en tant que pratique artistique et la danse en tant que pratique sociale, préférée sur le dancefloor d’un club, d’une rave ou d’une fête organisée en appartement. A la différence d’un spectacle, la fête possède une fonction avant tout sociale et communautaire et une chorégraphie spécifique, connotée aussi bien socialement qu’esthétiquement. L’expérience de la fête est rendue possible grâce à certaines qualités spatiales. La rave techno, par exemple, prend souvent place dans les industries déclinante de périphérie urbaine. À la lumière de cette relation intime entre danse et espace, qui condense les relations entre l’individu et le groupe d’un côté, et entre l’individu (et le groupe) et la musique de l’autre, comment penser un lieu de fête qui réponde aux désirs et aux besoins contemporains, compte tenu des enjeux des territoires urbains actuels ?


Radio Cluster

Encadré par Guillaume Grall et Manon Bruet

Radio Cluster est une radio diffusée en live, pendant toute la semaine de l’intensif, au sein même de l’école. La ligne éditoriale, les contenus, la programmation musicale et sonore et l’animation sont assurés par les étudiants eux-mêmes en interaction avec l’école et les participants des autres ateliers. Radio Cluster est un espace ouvert, accessible à tous, et certaines émissions seront réalisées en public.


Réanimations

Encadré par Constant Janner Grall et Meggie Neves

Après de longs mois difficiles, notre école doit se réveiller, s’animer et revivre. Chaque recoin, chaque espace de l’école que nous pratiquons au quotidien et que nous pensons connaître : les regardons-nous vraiment ? Les écoutons-nous réellement ? L’intensif inter-années sera l’occasion d’explorer les interactions entre les vibrations physiques, acoustiques ou lumineuses sur la matière et l’espace. L’objectif vise à créer des installations révélant tout le potentiel sonore, vibratoire et mécanique de l’architecture de l’école afin d’en transmuter l’apparente inertie en une grande chorégraphie. Nous nous baserons pour ce faire sur l’étude des arts cinétique et cymatique.


Rencontres fortuites

Encadré par Alice Lapierre, Odilon Ottinger, Marianne Prouvé et Imma Sierra

Rencontres fortuites propose un travail combinatoire consistant à chorégraphier la rencontre fortuite entre trois éléments, deux objets et un élément architectural, attribués selon la méthode du hasard chère aux surréalistes. Leur rencontre est décomposée en un avant, un déplacement, et une figure finale. Ces étapes sont documentées à travers diverses formes de représentation fixes mais expressives, évocatrices du mouvement.


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